ponut bois sur le lac, jablines Annet

Environnement et urbanisme

base régional de loisirs de Plein air Jablines Annet

Informations générales

Jablines est une petite commune du nord de la France, située dans le département de la Seine-et-Marne et de la région Île-de-France. Les habitants et habitantes de la commune de Jablines sont appelés les Jablinois et les Jablinoises. Les 634 habitants du village de Jablines vivent sur une superficie totale de 8 km2 avec une densité de 79 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 50 m.   Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 576 à 634 et a fortement augmenté de 10,07%.  

 

Les villes voisines sont Précy-sur-Marne, Lesches, Fresnes-sur-Marne, Chalifert, Charmentray. La grande ville la plus proche de Jablines est Lagny-sur-Marne et se trouve à 6,23 kilomètres au nord à vol d’oiseau. La gare la plus proche de Jablines se trouve à Chessy (5.4 kilomètres), Esbly (3.88 kilomètres), Thorigny-sur-Marne (5.73 kilomètres), Montry (5.54 kilomètres), Saint-Germain-sur-Morin (7.77 kilomètres).   Le maire actuel du village de Jablines est Jean-Michel Barat. Pour effectuer l’ensemble de vos démarches administratives en mairie (naissance, mariage, décès), vous pouvez contacter par téléphone (01 60 43 81 16) ou par email l’équipe municipale à l’aide des coordonnées ci-dessous ou vous rendre directement au 10 rue de la Mairie 77450 Jablines.

Environnement

Forêt régionale des Vallières : un site de prédilection pour les chauves-souris

La forêt des Vallières abrite une population importante de chauves-souris1, due en partie à l’existence d’anciennes carrières souterraines2 (gypse, albâtre). Outre les effectifs, le nombre d’espèces est également représentatif : une étude récente fait état de 14 espèces recensées sur le massif des Vallières, sur 20 au total en Île-de-France ! Des spécimens menacés au niveau régional ont été identifiés, comme le Murin de Daubenton, le Grand Murin et la Sérotine commune. Trois espèces également vulnérables au niveau national ont également été recensées sur le site : le Murin de Bechstein, la Noctule commune et la Pipistrelle de Nathusius.

A l’heure où la population des chauves-souris est plutôt en régression sur le reste du territoire francilien et plus globalement en France, ce bilan est très encourageant. Véritables régulateurs de la nature (mangeurs d’insectes), ces animaux, protégés, constituent un atout majeur pour la biodiversité. L’Agence des espaces verts de la Région d’Île-de-France (AEV), aménageur et gestionnaire de la forêt, s’applique donc à maintenir et favoriser leur présence sur le site.

Gîte et couvert

Ce n’est pas un hasard si la forêt des Vallières est un site de prédilection pour les chauves-souris ! Les souterrains et les espaces boisés leur offrent toutes les conditions favorables pour s’abriter, se nourrir et se reproduire. En résumé, gîte et couvert…

Les carrières sont utilisées comme abris en période d’hibernation mais aussi durant l’été (pour la mise bas et l’élevage des jeunes). A l’automne, les murins et les oreillards en particulier, s’y regroupent pour s’accoupler3.

La forêt offre également le gîte aux espèces qui ne fréquentent pas les cavités. C’est le cas notamment des pipistrelles et des noctules qui aiment se loger sous l’écorce des arbres morts, dans les fissures et les cavités des vieux arbres…Les boisements et surtout leurs lisières représentent enfin une réserve de nourriture importante et diversifiée (insectes, araignées, petits invertébrés…) pour toutes les chauves-souris, quelque soient les espèces. Par exemple, une chauve-souris peut manger plusieurs centaines voire milliers de moustiques sur une nuit !

Laisser-passer dans les carrières…

Si les carrières sont interdites d’accès au public pour des raisons évidentes de sécurité, elles doivent en revanche demeurer faciles d’accès pour les chauves-souris. Des aménagements ont déjà été réalisés pour cela ; ils vont être améliorés.
Les installations destinées à sécuriser le site, c’est-à-dire à empêcher le public de pénétrer pour éviter tout risque d’accident, permettent déjà le passage des chauves-souris. Par exemple, les grilles posées au-dessus d’anciens puits d’aération : les observations ont démontré que les chauves-souris utilisaient ces passages pour accéder aux souterrains. Sur le même principe, des barreaudages vont remplacer les murs de parpaing fermant les entrées de tunnels. Une petite ouverture percée dans ces murs permettait déjà le passage des chauves-souris à travers un tuyau PVC, mais cet accès ne s’avérait pas suffisant. Avec le même objectif, des enclos grillagés vont être installés au-dessus des failles.

Ne pas déranger !

L’arrêté du 23 avril 2007, relatif à la protection des mammifères terrestres sur le territoire français, le rappelle : « la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel » est interdite. Mais cela tient du bons sens. Déranger les chauves-souris  peut perturber leur rythme biologique, voire pire… Par exemple, si elles sont réveillées en cours d’hibernation, à cause de visiteurs inopportuns, elles peuvent épuiser leurs réserves et mourir !
Sur le site des Vallières, cette interdiction est d’autant plus évidente à respecter que l’accès aux carrières est strictement interdit au public, pour des raisons de sécurité (risques de fontis et d’effondrement de galeries).

1 Les chauves-souris appartiennent à la famille des chiroptères (étymologiquement, «qui volent avec les mains »).
2 Le sous-sol de la forêt des Vallières a été exploité entre le 17ème siècle et 1933.
3 A l’instar de certains mammifères (souris, cerfs et chevreuils…), les chauves-souris s’accouplent avant l’hiver et la gestation reprend au printemps.

Une étude pour une meilleure prise en compte des chauves-souris dans l’aménagement de la forêt

Sur la forêt des Vallières, l’AEV a déjà réalisé plusieurs études visant à améliorer les connaissances naturalistes de la forêt afin de la gérer en tenant compte de son patrimoine naturel et de ses enjeux écologiques.
Concernant les chauves-souris, une première étude a été commanditée en 2001 auprès de l’Office National des Forêts (ONF), afin d’inventorier le nombre d’espèces présentes au sein des carrières et dans le massif (9 espèces recensées à l’époque).

Dans un contexte de régression des populations franciliennes de chauves-souris et dans un souci de garantir sur le site des conditions d’accueil favorables aux chauves-souris, l’AEV a décidé de réaliser une nouvelle étude, finalisée au début de l’année 2016.

Celle-ci, confiée à un bureau d’études écologiques (Biotope) a d’abord consisté à réaliser un diagnostic de l’utilisation du réseau souterrain par les chauves-souris tout au long d’un cycle biologique annuel. La seconde phase de l’étude a consisté à proposer des préconisations d’aménagements visant à maintenir, voire développer la présence des chauves-souris sur le site. Par exemple en installant de grilles à l’entrée des galeries.

L’AEV protège et aménage les espaces naturels d’Île-de-France.

Outil de la Région, l’Agence des espaces verts est un établissement public qui imagine et organise le territoire pour que, demain, chaque Francilien vive dans un meilleur environnement. Tous les jours, les agents de l’AEV gèrent les forêts et les sites écologiques pour en préserver toute la richesse et protègent les zones agricoles périurbaines. Et parce que sauvegarder les espaces naturels, c’est l’affaire de tous, l’AEV mène des actions de sensibilisation auprès de ses partenaires et des citoyens.

Pour en savoir plus : www.aev-iledefrance.fr

atlas des Vallieres

Plan Local d’Urbanisme de Jablines

Délibération n°165 du 12 Juillet 2011